
Les prairies
Les prairies : un pilier de l’agriculture durable
Prairies temporaires et permanentes : quelles différences ?
Les prairies temporaires sont semées pour une durée de 3 à 5 ans et s’intègrent dans la rotation des cultures de l’exploitation agricole. Elles se distinguent des prairies permanentes, naturelles ou anciennes, dont on a perdu la mémoire de la dernière intervention humaine.
En France, en 2010 :
- 2,9 millions d’hectares de prairies temporaires
- 9,8 millions d’hectares de prairies permanentes
Soit près de la moitié du territoire national occupé par des prairies.
Ces chiffres varient fortement selon les régions : dans le Grand-Ouest et en Bretagne, les prairies temporaires dépassent largement les permanentes.
En Europe, la France se situe légèrement au-dessus de la moyenne avec 44 % de la SAU consacrés aux prairies, dont 20 % temporaires. Les contrastes sont forts :
- Irlande : 95 % permanentes vs 17 % temporaires
- Suède : 47 % permanentes vs 68 % temporaires
Un marché dynamique : semences et renouvellement
Le renouvellement des prairies dépend des conditions climatiques, notamment des sécheresses. Entre 2001 et 2014, les ventes annuelles de semences ont fluctué entre 185 000 et 347 000 quintaux.
- Graminées : volumes très variables
- Légumineuses à petites graines : tendance plus régulière, portée par la luzerne.
Un rôle essentiel pour l’alimentation animale
Les prairies sont la première source d’alimentation des ruminants (bovins, ovins, caprins), grâce à une double valorisation :
- Fauche : récolte mécanique au printemps pour constituer des stocks (ensilage, foin).
- Pâturage : utilisation directe par les animaux dès que la croissance de l’herbe et le climat le permettent.
L’herbe reste l’aliment le plus naturel et le plus économique pour les ruminants.
Des services écosystémiques majeurs
Au-delà de leur rôle alimentaire, les prairies, même temporaires, apportent de nombreux bénéfices :
- Préservation de la qualité de l’eau et limitation de l’érosion des sols
- Fixation de l’azote grâce aux légumineuses
- Stockage du CO₂ : contribution comparable à celle des forêts via la biomasse et la matière organique du sol.
- Biodiversité : maintien d’une entomofaune, d’invertébrés et de micro-organismes, base des chaînes trophiques en milieu agricole.
