
Les espèces fourragères
Diversité et atouts agronomiques
Une grande diversité d’espèces
Les cultures fourragères se distinguent par la diversité des espèces mises en œuvre par la sélection. Bien que moins nombreuses que celles des prairies naturelles, elles regroupent une vingtaine d’espèces et sous-espèces, réparties en deux grands groupes :
- Les graminées (Poaceae)
- Les légumineuses (Fabaceae)
Les graminées : robustesse et adaptation au pâturage
Les graminées sont naturellement adaptées à la défoliation répétée par les ruminants grâce au mécanisme du tallage.
Contrairement à la plupart des végétaux dont les bourgeons s’échelonnent le long des tiges, ceux des graminées restent au ras du sol sur une tige « court-nouée ». Ce positionnement protège la plante lors du pâturage et permet une repousse rapide.
Leur multiplication en talles assure la pérennité des prairies.
Espèces majeures :
- Ray-grass :
- Ray-grass anglais (Lolium perenne) : très commun en France, utilisé aussi pour les gazons.
- Ray-grass d’Italie (Lolium multiflorum) : croissance rapide, idéal pour des prairies temporaires.
- Dactyle (Dactylis glomerata) : repousse rapide après sécheresse estivale.
- Fétuque élevée (Festuca arundinacea) : grande pérennité et productivité en fauche.
Les légumineuses : autonomie azotée et qualité nutritive
Les légumineuses, dicotylédones, se distinguent par leur capacité unique à fixer l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec la bactérie Rhizobium meliloti.
Quelques semaines après le semis, elles deviennent autonomes en azote et en redistribuent une partie aux autres espèces, réduisant ainsi le besoin en engrais chimiques.
Espèces majeures :
- Trèfle blanc (Trifolium repens) et trèfle violet (T. pratense).
- Luzerne (Medicago sativa) : très riche en protéines, idéale pour la fauche.
- Autres espèces en mélange : sainfoin (Onobrychis sativa), lotier (Lotus corniculatus), vesce (Vicia sp.).
Nouvelles espèces en amélioration variétale :
- Légumineuses annuelles (trèfles).
- Dicotylédones non légumineuses : plantain (Plantago lanceolata), chicorée (Cichorium intybus).
Pourquoi cette diversité est essentielle ?
- Adaptation aux conditions climatiques : sécheresse, froid, humidité.
- Optimisation de la production : rendement, qualité nutritive.
- Durabilité des systèmes herbagers : autonomie azotée, réduction des intrants, biodiversité.
